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Yennayer, son histoire !

Yennayer, son histoire !

ⵜⴰⴿⵙⵉⵟ ⵏ ⵢⴻⵏⴰⵢⴻⵔ Histoire du Yennayer,

Le 12 janvier correspondra au début du nouvel an berbère. On est déjà en 2968.
L’histoire qu’on retient du calendrier berbère est celle-ci : le roi berbère Chachnaq* avait refoulé les troupes de pharaon qui avaient tenté une énième invasion, à la frontière égypto-libyenne.

Photo à la Une: L’AN AMAZIGH 2966 : Pourquoi on fête Yennayer ? Réflexion. Google 

Chachnaq, à la tête de son armée, avait vaincu le roi Ramsès III. Les pharaons ont de tout temps essayé de conquérir les territoires berbères, mais vainement. Cette histoire bien qu’elle reflète un événement historique bien ancré dans les traditions de nos ancêtres, paraît avoir une plus longue portée.
En effet, cette date du 12 janvier est fêtée partout, mais de manières différentes. Dans l’ensemble, elle marque la rupture entre les réserves alimentaires cumulées durant l’année. Les Chleuhs, Chaouis, Mozabits,Targuis, Kabyles et même les populations des régions arabophones comme l’Oranie, la Mitidja , le célèbrent.

Chez les kabyles, il se traduit par la consommation de toutes les réserves alimentaires et est souvent précédé de dons de denrées alimentaires entre familles et même de déjeuners collectifs. On note que la réserve alimentaire chez les berbères symbolise une autonomie annuelle, une façon à eux de parer à toutes mauvaises surprises (temps durs d’hiver, guerres, mauvaises récoltes…).

Des plats traditionnels qui diffèrent d’une région à une autre sont préparés. Les kabyles préparent généralement du couscous et sacrifient un coq d’élevage traditionnel. Les petits enfants se voient offrir de nouveaux habits. Les familles se rassemblent à l’occasion.

Yennayer est une journée assez particulière pour les femmes aussi, où elles s’adonnent à des chants traditionnels serinés, youyous…Il semblerait que certaines régions d’Algérie fêtent le nouvel an berbère sans pour autant savoir ce que cette date symbolise.

Yennayer semble résister au temps et perpétue une coutume ancestrale. Cette date régit avec exactitude les lois de la nature, à savoir le calendrier agraire, puisque dans la foulée de la fête les hommes prospectent leurs terres. Le Berbère est en rapport direct avec la nature. L’année est répartie d’une manière minutieuse, jour par jour, semaine par semaine et saison par saison.

Le calendrier agraire est adopté par beaucoup de peuples qui se sont frottés aux berbères, et partout où les Berbères se sont sédentarisés, ils ont apporté leur savoir partout dans le monde.
Le calendrier berbère semble indiquer au fond une civilisation ancestrale, une identité millénaire dotée d’un savoir inestimable !

Hafit Zaouche

Par azititou

Le 12 Oct 2012

In L’ALGERIE, SES COUTUMES, SA CULTURE, ET SES TRADITIONS.

Vidéo sur le même sujet, proposée par Zineb Azouz:

Pour rappel:

*ChachnaqSheshonq Ier , Chechonq ou encore Chechanq selon les translittérations de son nom (en berbère : Cacnaq ; en tifinagh : ⵛⵛⵏⵈ ) est un pharaon d’origine berbère issu de la tribu libyenne des Mâchaouach ; fondateur de la XXIIe dynastie. Il est appelé Sesonchôsis par Manéthon qui lui compte vingt et un ans de règne. La grande majorité des égyptologues situent celui-ci entre 945 à 924 av. J.-C., bien que cette durée ait récemment été revue à la baisse de quelques années, de 943 à 922, par quelques spécialistes, dont Erik Hornung et Rolf Krauss car Sheshonq Ier aurait vécu pendant deux à trois ans après sa campagne réussie en Canaan, traditionnellement datée finissant en 925. Il serait le Sesaq ou Shishak (שִׁישַׁק) de la Bible hébraïque, et ses exploits sont gravés sur le portail Bubastite, à Karnak.

Source: Wikipédia

Med-Chérif Boulebier

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À propos Imane Bouchoukh

2 Coms

  1. Surement aussi à Constantine, Oran, BouSaada, Ms’ila, Alger, Blida et ailleurs en Algérie, on fêtait le 13 Janvier de chaque année. Des villes à présence israélite dans le temps.
    On appelait le Yennayer, …le « 13 ». ça doit être aussi une fête à l’origine israélite .
    Ce qui est servit le soir est appelé  » El Ftayar » des pâtes de type  » Tchachoukat el Bsakra » mais en sauce blanche en général. On lui rajoute des triangles frités à l’huile, un peu gras.
    En général, en Algérie, les gâteaux secs ou faits sans « amende » donc pauvres ou pas riches ont une origine israélite, telle « la Mthakba », juste en semoule.
    On donne aussi des bonbons à tout le monde, jeune ou moins jeune.
    Je ne sais pas si on a voulu occulté une réalité avec seulement le Yennayer, il y a aussi le « 13 » !…de Janvier.

    • Med-Chérif Boulebier

      Bonjour Si Ali !
      A Constantine je n’ai pas souvenir de cette fête du 13 janvier. J’en entends parler du côté de Blida plutôt, où cette fête a pour nom « Drèze » ou « Trèze ». La fête juive où on prépare une certaine galette » le « Qarchbile » ( ce que appelez peut-être, « La Mthakba »), nous l’appelions « F’tirète lihoud », elle correspondait à une période de l’année où le climat change six à sept fois par jour, cela se passait fin avril. Jusqu’à ce jour à Constantine on continue à appeler cette période, « F’tirète lihoud ».
      En tout cas, merci pour vos précieuses informations, Si Ali !

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