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Les joueurs algériens ont la cote

Les joueurs algériens ont la cote

Qui a dit que l’Algérie n’avait pas de compétences exploitables et qu’elle ne pouvait rien vendre à l’international comme exportation, hormis les hydrocarbures ? Ah, certainement pas les férus de la balle ronde, et plus particulièrement les supporters algériens.

Et oui, nous parlons bien de compétences sportives, et la meilleure vitrine chez nous, n’est autre que le sport roi: le football.

Que c’est beau d’entendre dire, ici et là que le « label DZ » est enfin reconnu de l’autre côté de la méditerranée (par ceux là même, qui se plaignaient que nous volions à outrance, les  jeunes pousses de leurs centres de formation, pour ensuite les « nationaliser » en jouant la fatidique carte des racines parentales du bled); mais cette fois-ci, nos propres clubs de Ligue 1, peuvent se la jouer fière, car,  jamais, peut-être, le football national n’a eu autant d’ambassadeurs à l’étranger, sachant qu’ils sont tous issus de notre championnat. Notez plutôt, l’engagement de l’attaquant international Islem Slimani (ex-CR Belouizdad) avec le Sporting de Lisbonne, l’un des ténors du football, au Portugal, alors qu’il n’y a même pas 4 ans, de cela, il était encore inconnu du bataillon, car, jouant dans la modeste équipe de Cheraga, de même que Essaid Belkalem (ex-colosse de la JS Kabylie) qui transite par l’Udinese (Italie) pour signer à Watford (Angleterre). Le Dynamo Dresede, club de 2éme division allemande, lui aussi pioche dans le championnat national en s’offrant le serial buteur de l’ES Sétif: Amine Aoudia, sans oublier avant eux, l’ex-chouchou Chélifien et actuel canonnier de l’équipe nationale Hilel Soudani, qui, s’était engagé avec un club portugais avant que le champion de Croatie le Dynamo Zagreb ne lui fasse les yeux doux pour l’enrôler. Sans oublier aussi plus près de chez nous: Djabou et Bellaili qui flambent quant à eux, dans le championnat tunisien.

Et là, je ne vous parle que des joueurs issus de nos clubs locaux, car nous avons d’autres ambassadeurs de luxe qui donnent une bonne image de notre football national, à l’instar de Sofiane Feghouli (Valence/Espagne), Nabil Ghilas (FC Porto/Portugal), Taider (Bologne/Italie), Belfodil (Inter de Milan/Italie), Djamel Mesbah (Parme/Italie), Riadh Boudebouz (Aston Villa/Angleterre), Foued Kadir (Marseille), Karim Djebbour et Karl Medjani (Olympiacos de Grèce) et j’en passe des noms de joueurs algériens, qui rayonnent outre-mer, dans des clubs ayant une certaine renommée dans leurs pays respectifs, et qui font la fierté de toute une nation.

Avec la présence de tous ces éléments en équipe nationale, la sélection ne pourra qu’en profiter et gagnera ainsi, en ambition et en appétit, surtout si ces éléments s’affirment au plus haut niveau international, et, en ce sens il demeure qu’elle ne se contentera plus a l’avenir des simples participations pour l’honneur dans les compétitions continentales mais pour hisser aux plus hautes marches les couleurs nationales.

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À propos Adlene H

Étudient en master en électronique à l’université de Constantine 1.

3 Coms

  1. Med-Chérif Boulebier

    Bel article, M. Adlène; mais je voudrais quand même faire deux petites remarques.
    La première, concerne Ryadh Boudebouze, ce joueur , si mes informations sont bonnes, est toujours dans les effectifs de son ancien club employeur, à savoir: Sochaux (France).
    La deuxième serait plutôt une remarque sur le fond de votre article. En effet, j’ai pu noter une petite forme de contradiction dans vos propos, notamment lorsque vous dites ceci:  » Que c’est beau d’entendre dire, ici et là que le « label DZ » est enfin reconnu de l’autre côté de la méditerranée (par ceux là même, qui se plaignaient que nous volions à outrance, les jeunes pousses de leurs centres de formation, pour ensuite les « nationaliser » en jouant la fatidique carte des racines parentales du bled);  » et plus loin vous citez quelques noms de joueurs, la moitié, si ce n’est plus, qui ont été formés dans des centres de formation à l’étranger, et c’est là où j’ai pu noter, une petite forme de contradiction dans vos propos. Je m’explique, nous avons exporté quatre joueurs, nous en avons importés une quarantaine si ce n’est plus, vous serez d’accord avec moi, si je vous disais que dans ce cas, notre balance commerciale, en matière de joueurs de football, est bel et bien déficitaire. Ceci pour dire ou faire comprendre, qu’en matière de « politique sportive », il n’y a pas encore de quoi pavoiser…..C’est un bon début, peut être. Espérons-le ! Bravo pour votre article, cependant.

    • certes je reconnais que vous n’avez pas tord dans votre analyse (critique accepté n’ayez craintes 🙂 ) cependant j’ai voulu a travers mon article juste souligner le fait que desormais les talents n’existe pas exclusivement qu’ailleurs il se peut qu’il sont chez nous dont certains d’ailleurs n’ont rien a envier aux « pro » de la-bas comme on dit et parallèlement j’ai voulu aussi rapporté le fait (concernant mes références a fegouli et compagnie) que les algeriens eux aussi peuvent se « caser » dans de grand club (a l’instar des joueurs des pays voisin) voila pour la deuxième remarque
      concernant maintenant la première certes comme nous l’avons peut etre tous constaté (du moins ceux qui suivent la Ligue 1 française) qu’il as bel et bien jouer le match face a Evian et qui l’est (je vous le concède aussi) encore sous contrat avec Sochaux jusqu’a Juin 2014 n’empêche a en croire leur site officiel et les différents média (notamment Beinsport et l’equipe) il aurait jouer son dernier match en terre française cette saison vu que les contactes « semblent » en très bonne voie
      voila sinon merci de votre commentaire 🙂

      • Med-Chérif Boulebier

        Merci, mon fils ! Et j’ajouterai, pour confirmer vos dires, quant à l’existence de Jeunes talents sur la terre d’Algérie: Oui l’Algérie, renferme bel et bien de jeunes talents, dans le sport, en général, pour ne pas rester uniquement sur la planète football; mais aussi, dans beaucoup d’autres domaines de la vie de tous les jours: Dans les universités, les hôpitaux, les centres de recherche, les entreprises, l’art et la culture….pour ne citer que ceux là. Il suffirait qu’on leur donne leurs chances à ces jeunes, et le pays ne s’en porterait que mieux. En tout cas, je suis ravi de vous lire, continuez à intervenir, ne vous découragez surtout pas, et je me ferais un plaisir de vous y aider.

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